Le tréma (¨)
Le tréma se place sur les voyelles i, e (et u aussi dans certains cas très rares).
Le tréma sur le i
Le tréma sur le i modifie la prononciation. Sur une voyelle i, le tréma indique qu’il faut détacher le son de la voyelle qui précède ou celle qui suit.
Par exemple:
haïr se prononce « a-ir »
Voici une liste de mots avec un i tréma. Répétez-les et écoutez bien la séparation des sons :
un aïeul, une vision archaïque, un caïman, une baïonnette, la Caraïbe, de la faïence, un glaïeul, la langue hébraïque, un laïc (mais la vision laïque de la société
), du maïs, une mosaïque romaine, un peintre naïf, un païen, une coïncidence, l’égoïsme masculin, un acte héroïque, une forme ovoïde, un regard stoïque.
Prononcez ces mots comme s’il n’y avait pas de tréma, vous allez comprendre très vite l’utilité du tréma sur le i!
Le tréma sur la lettre e
Le tréma sur le e change la prononciation… presque tout le temps.
Le tréma sur la voyelle e modifie la prononciation
Il suffit de penser aux mots comme : aiguë, ambiguë, contiguë, exiguë, la ciguë de Socrate.
Sans ce tréma sur le e, on prononcerait comme dans « gigue » (ai-’gue’, ambi-’gue’ et exi-’gue’), ce serait plutôt vilain!
Parfois, le tréma sur le e est muet
C’est rare mais cela peut arriver avec quelques noms propres :
Madame de Staël se prononce ‘stal’ et la ville de Saint-Saëns (prononcez ‘sens’) est en Seine-Maritime.
Le tréma peut aussi chapeauter la lettre u
On ne trouve le tréma sur le u que pour des noms bibliques :
Esaü, Emmaüs, Capharnaüm.
Attention, on a vu qu’avec des mots comme exiguë ou aiguë, le tréma était sur la lettre e (et non u).